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 Evan-escence

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enfanteuse
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MessageSujet: chapitre douze   Jeu 28 Juin - 23:08

Chapitre douze

Le piège se referme




-«Les chevrons! Docteur Weir, la porte s'est activée sans que le bouclier ne soit en position !»
Le technicien est presque hystérique tant cette activation non programmée le surprend. Il en oublie même la phrase d'usage, ce qui n'étonne ni ses collaborateurs ni le docteur Weir présente au centre de contrôle.
Elisabeth a les traits extrêmement tirés. Non seulement elle manque comme tout le monde de sommeil, mais sa récente expérience devant le bloc opératoire l'a quelque peu bousculée. Quand elle y repense, l'idée d'avoir été sauvé par McKay et son super sandwich volant l'a laisse perplexe. Doit elle en rire ou en pleurer? Elle a pris le parti d'oublier cet incident, tout comme le docteur Beckett. Quand à McKay... et bien, McKay, c'est McKay. En d'autre terme, si le scientifique ne s'approfondit par sur la méthodologie employée, cela ne l'empêche pas de jubiler quand au résultat obtenu.

Elisabeth quitte ses songes pour se plonger dans le vortex bleu qui illumine le hall d'embarquement.
-«Je pensais que nous ne pouvions pas désactiver le bouclier?
-Nous non, mais la cité elle, ne s'en prive pas. Ce sont les codes d'identification du colonel Sheppard.
-Pourquoi cela ne m'étonne guère? Et bien, puisque la porte leur est grande ouverte, nous n'avons plus qu'à les attendre. Rappelez-vous les instructions du colonel Caldwell. Allez, tout le monde en position!»

Evidement l'invasion de la cité par la porte avait été envisagée. Plusieurs hommes sont prêts à tirer sur tous ce qui pourraient transiter par l'horizon des événements.
On attend le jumper, peut-être le major Lorne, sans doute le colonel Sheppard. Quoique soit l'ennemi, les hommes sont fins prêts, du moins autant que l'on puisse l'être après tant d'heures d'attente.

Cela fait vingt-six heures que le Daedale n'a pas donné de nouvelle. Vingt-six heures que les militaires sont à l'affût et presque autant que le docteur Beckett travaille sur les victimes de l'entité avec cette fois-ci de meilleurs résultats.
Même le petit caporal a pu être sauvé du sandwich de dinde et de l'entité.

Soudain la vague se trouble et des hommes apparaissent, coupant court aux divagations d'esprit d'Elisabeth. Elle n'a pas le temps d'entamer la moindre discussion que des tirent fusent déjà de parts et d'autres. Des bruits métalliques se mêlent aux râles des blessés. Elisabeth regrette l'absence de chef militaire. Même le colonel Caldwell serait le bienvenu.
Pourtant le silence apparaît aussi rapidement qu'il avait disparu. Un nuage de fumée artificiel parsemé de laser se dissipe lentement.
Il n'y a plus d'assaillants, plus l'ombre d'un ennemi menaçant.
Il ne règne plus que le silence mortel qui clos inlassablement tous les combats. Le silence et la mort.



***




Les dernières heures avaient été étranges, un peu comme tout le reste de toute façon. Le jumper avait franchit la porte vers une planète lambda que Sheppard et Lorne ne reconnaissaient pas. Il n'y avait aucune trace de vie, du moins à proximité de la porte. Le lieu avait en fait peu d'importance, son but étant exclusivement de décharger la cargaison, c'est-à-dire les hommes du peuple de feu « le monde ».
Le divin avait un plan bien précis et cela inquiétait le colonel Sheppard. Rien n'était laissé au hasard. Tout avait été calculé avec minutie et précision. Il était impératif pour ces hommes de pénétrer Atlantis par la porte, à pied. L'infanterie en première ligne et la cavalerie en retrait. Dans un premier temps, John et Evan n'en comprirent pas l'intérêt, mais quand ensemble, homme/appâts et jumper, ils franchirent l'horizon bleuté, tout s'illumina.

Sheppard ferme les yeux, du moins se ferme virtuellement, au moment où ils pénètrent dans la cité. Il ne voit donc pas les quatre hommes ouvrir le feu, ni ses amis atlantes riposter. Ils ne voit pas les corps tomber par terre et se protége au maximum des émotions de satisfaction de son entité.
A l'inverse, le major Lorne assiste à toute la scène. Les hommes du caillou tirant en tous sens dès leur sortie du vortex, ne laissant que peu de place à l'expectative. Puis la riposte et le calme qui revient rapidement. Encore un simulacre de bataille, un sacrifice pour divertir les entités et capter l'attention des Atlantes.
La cavalerie peut pénétrer les forces ennemies, sans résistance, sans lutte assassine.
Dans le jumper occulté, les deux possédés profitent pleinement du spectacle. Une horde d'hommes qui s'entretue, quelques scientifiques hébétés qui assistent au spectacle et celle que l'on nomme Elisabeth, prise de court...ha quelle jouissance. D'un autre côté, ils regrettent presque de ne pas être aux prises avec de plus féroces guerriers. Le spectacle est trop court, pas assez prenant et surtout manque singulièrement de suspens. Comme il sera facile de posséder Atlantis.
-«Je ne le crois pas. »
Si John est toujours un peu en retrait, hésitant a affronter son ennemi si tôt après sa dernière remontrance, en revanche, le major Lorne est complètement d'attaque.
-«Vous pensiez qu'il ne resterait que quelques hommes, une dizaine tout au plus, mais ouvrez vos yeux, enfin les miens, et regardez! Ils sont tous là! Nos soldats, nos scientifiques, nos amis. Vous n'entrez pas en terrain conquis, loin de là. Vous aviez miner le terrain, poser les bases d'un terrorisme interne, mais nos amis ont su déjouer vos plans et rester maître de la cité. Ce n'est pas le chaos qui nous accueille. Votre première attaque a échoué!
-Nous attendions cette riposte, d'où l'intérêt d'envoyer quelques amuse-gueule à vos soldats. Mais c'est exact que nous avons sans doute un peu sous-estimé vos capacités, mais au final cela ne change rien.
-Nous?! »

Cette fois, c'est le colonel Sheppard qui s'engouffre dans la brèche.
-«Comment ça nous? Partagerez-vous votre victoire avec autant d'aisance que votre défaite? »

Voilà qui remet nettement les choses à leur place, rendant tout plus limpide, au grand dam de l'entité qui se pensait intimement supérieur à un esprit humain. Comment un être aussi primitif, pour ne pas dire primaire, peut-il le défier ainsi de ses mots?!
La colère bien plus encore que le sentiment d'être mis à nu devant son associé, lui fait momentanément perdre sa prestance. Oubliant l'usage télépathique pourtant plus simple et autrement plus rapide, il commente son action à voix haute, la voix étonnamment douce du major Lorne.
L'humain prendrait-il de l'ascendant sur l'entité? Ou celle-ci finirait-elle simplement par se perdre dans cette nouvelle humanité qu'est la sienne?
-«Qu'importe ce que vous pensez colonel Sheppard, vous et le major Lorne n'êtes pas là pour m'imposer des choix et des actions mais pour nous servir d'hôtes. Méfiez-vous car nous pourrions vous expédiez dans des recoins de vos âmes si reculés que la lumière n'y pénètre jamais.»
Si le divin croyait s'adresser aux humains, c'est l'entité psychique qui lui répond, prenant à son tour la voix du colonel Sheppard.
-« Quel est réellement ton plan? Comment venir à bout d'une cité si elle n'est pas un tant soit peu soumise à nos désirs. J'attendais l'apparition de nos adeptes. Où sont-ils?
-Qu'importe ce qui a, ou n'a pas marché. La cité est quand même sous notre contrôle via son réseau informatique, et certains de ses membres le sont encore...quoique j’obtienne peu de contact. Ils ont du tous être tuer...cela fait tout de même des humains en moins, me semble-t-il.
-Et une fois que nous aurons décimé ces humains. Que compte-tu réellement faire?
-Envahir la galaxie, la notre et la leur. Reprendre ce qui nous revient de plein droit. Le pouvoir absolu.
-Le pouvoir absolu ne se partage pas. Où ai-je ma place dans ton tableau idyllique? Où est mon accès au plan des Anciens.
-Mais il est là, partout autour de toi. Sheppard a été à deux doigts de l'ascension. Je l'ai lu dans le major Lorne, tu dois le voir mieux que moi. Faites votre ascension ensemble!
-Je vois mal comment l'y obliger.
-De la même façon que tu as fait ton ascension, en lui donnant envie d'abandonner son corps comme on quitte une prison de chair et d'os. »

Voyant le débat mal tourner et s'éloigner de son but final, le colonel Sheppard reprend la parole, psychique celle-ci.
-«Ne vois-tu pas qu'il cherche à t'éloigner de cette galaxie? Quel sera ton pouvoir lorsque je serai aussi immatériel que toi. Nous serons tout deux piéger au choix, dans le monde des anciens mais sans aucun pouvoir d'action sous peine de sanction, soit dans ton monde actuel, celui de la frustration physique et de l'enfermement psychique.
-Tu cherches encore à m'embrouiller et à me détourner de mon but de vengeance.
-La cité est le joyau des Anciens. La posséder est sans l'ombre d'un doute ce qui leur ferait le plus de mal. Ils sont là, au-dessus de nous et nous observent. Ne les imagines-tu pas rageant de savoir leur enfant entre tes mains perverses? Le fruit de leur travail et de leur savoir soumis aux lubies de deux grands enfants capricieux?! »


Comment rendre fou furieux des êtres dénués de tout sens communs et de modestie, en trois leçons.
1) Agiter pour bien décoller la pulpe ou savoir décanter leur perfide personnalité.
2) Verser lentement pour remplir la coupe ou comment approcher du point de non-retour, attention à tout débordement...renversant!
3) Boire jusqu'à la lie ou assumer ses actes et ceux qui en découlent avec l'espoir que l'effet soit celui voulu!
Et finalement retourner les deux entités l'une contre l'autre en les mettant face à leurs propres exigences d'omnipotences!



***




Elisabeth se penche par dessus l'épaule du docteur McKay.
-«Alors?
- Alors je cherche mais l'ordinateur me met des bâtons dans les roues. En tout cas cela confirme mes soupçons.
-Soyez plus explicite Rodney!
-Depuis le départ du colonel et du major le réseau informatique d'Atlantis est parasité par une sorte de virus, assez proche de l'intelligence artificiel pour qu'il s'adapte à nos efforts pour l'enrayer. Idem d'ailleurs quand il s'agit de fouiller la base de données des Anciens...données inaccessibles! Raz le Bol!
Enfin, depuis l'attaque à la porte, il y a du changement. Non seulement le virus anticipe mes actions, mais j'ai même l'impression qu'il agit en interaction avec mes neurones, c'est à se demander si je ne suis pas infecté!
-McKay!
-Regardez par vous même. »

Elisabeth regarde l'écran d'ordinateur sans vraiment savoir ce qu'elle doit rechercher. Puis alors que le scientifique commence à expliquer de quoi il en retourne, l'écran s'anime.
-« Regardez Elisabeth. Je pense qu'il serait bien d’aborder le problème en cherchant ce qui est relatif aux croyances Athosiennes.»

Sur l'écran une image rouge clignotante apparaît.
Accès interdit


-«Vous voyez ce que je voulais dire Elisabeth?
-Heu, non, pas vraiment. Vous avez voulu faire quelque chose qui vous est encore interdit, mais en dehors de cela, je ne vois rien de nouveau.
-Ce qu'il y a de nouveau c'est que je n'avais encore rien fait. Je l'avais juste suggéré. Cela confirme l'idée que la personne qui dirige le dit virus doit être présent dans la cité. En d'autres termes, je suis certain que le colonel Sheppard et le major Lorne, ainsi probablement que leurs charmants parasites, ont investi la cité pendant que nos hommes se concentraient sur la porte.
-Comment?... Ha, évidement...avec le jumper en mode occulté. Est-ce que vous pouvez les localiser?
-Je m'y atèle depuis la fin de l'attaque mais macache, rien, toujours le même message clignotant. Mais je pense que l'on pourrait contourner le problème en se passant de l'informatique. »

Le docteur Weir jette un regard neuf et tout surprit sur l'informaticien. Celui-ci voit de suite de quoi il en retourne.
-«Je sais ce à quoi vous pensez Elisabeth, mais je suis capable d'agir aussi sans l'aide de microprocesseurs...Vous ne vous souvenez pas d'un certain sandwich de dinde?
-Ce n'est pas votre volaille lyophilisée qui nous aidera a retrouver nos amis vivants.
-Détrompez-vous. J'ai une idée. »




***
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MessageSujet: Re: Evan-escence   Jeu 28 Juin - 23:09


***




Le jumper ne progresse plus. Il flotte, statique et invisible, dans un couloir proche de l'infirmerie.
L'idée de base était de sillonner les principales artères de la cité à la recherche des alliés puis de contaminer ou tuer les derniers survivants. Mais il fallait bien aux entités se rendre à l'évidence. Il n'y avait aucun allié, personne sur qui compter en dehors d'eux-mêmes. Voilà qui contrariait bien les plans si parfaitement orchestrés. Il ne leur restait plus qu'une seule solution, sortir du jumper et tout recommencer.
-«Pour une fois, je crois que vous nous surestimés! »
John aurait bien aimé dire cela avec une voix sarcastique, mais même en se concentrant sur Rodney pour y puiser de l'énergie, seul un petit chuintement ridicule et à peine audible sorti de sa bouche. Cela suffit pour se faire entendre mais surtout comprendre.
-«Il a raison. Nos hôtes sont périssables et nous avons négligé cette donnée dans notre équation.
-Que m'importe. »

L'entité s'ouvre un peu plus en Evan.
-«Oui, il n'est pas au mieux de sa forme, mais cela me suffit pour agir.
-Non, je ne le crois pas. Leurs amis sont forts et lourdement armés.
-Et alors? Ils ne tireront pas sur deux des leurs!
-Je crois que tu te trompes! »


Flash

Elle le regarde avec beaucoup de tendresse.
-«Je suis désolée John!
-Non, Teyla, ne tirez pas! »


C'est le souffle coupé que l'entité en Sheppard commente cette expérience.
-«Ok, je vois ce que tu veux dire. Il nous faut donc les remettre d'aplomb si l'on veut pouvoir les exploiter encore un peu... »
L'entité est davantage bouleversée par ce souvenir court et intense que son propriétaire. En effet, John revit ce moment comme quelque chose de normal. Il aurait agit de même si la cité et tous ses habitants avaient été en danger. En revanche, il est relativement ravi que le souvenir se cantonne à cet ultime instant. Il n'aurait pas aimer revivre sa rencontre avec Ronon....quoiqu'en y pensant davantage, John se demande si l'entité aurait été jusqu'à lui donner la chance de ressentir encore la chaleur des lèvres d'Elisabeth. A cette évocation, John retient difficilement un fou rire, aussitôt partagé par Evan.
-«Tu n'aurais pas préféré te souvenir des lèvres de Carson? Au fait, il y en a beaucoup d'autres que tu as embrassés? Rodney peut-être?
-Ha, pitié! Pourquoi gâcher ce moment de béatitude?! »


Depuis le début de leurs mésaventures, jamais les deux terriens ne s'étaient sentis aussi détendus. Ils assistent à la discussion des entités avec un réel plaisir. Tant qu'ils peuvent les troubler, ils ont l'espoir de perturber leurs funestes projets. D'un autre côté, se voir avec la conscience de leur parasite est particulièrement désagréable. Le colonel Sheppard tente, comme à son accoutumer, d'adoucir la vision par une boutade.
-«Je suis en bien meilleur forme que toi Evan. Je tiendrai sûrement un round de plus.
-Ne te vante pas. N'en déplaise à ton ego presque aussi surdimensionné que celui de ton goa'uld pégasien, je ne suis pas si mal que cela. Admire avec quelle aisance je me mouvois dans le jumper. Trois pas et je titube, deux et je me retiens discrètement aux sièges avant.
-C'est une nouvelle chorégraphie?
-Cela suffit! »

Le cri est si puissant qu'il semble avoir fait trembler tout le jumper. Décidément l'humour n'est pas le fort des entités. Etrangement, celles-ci paraissent de plus en plus soumises à leur enveloppe humaine, usant de leurs cordes vocales pour s'exprimer alors que paradoxalement John et Evan n'ont jamais été en aussi parfaite symbiose que maintenant.
-«Puisqu'il doit en être ainsi, nous allons vous ravitailler... ou du moins reconstituer un peu le corps du major Lorne. Quand au colonel Sheppard... je pense que le plus court chemin vers l'ascension reste l'approche de la mort. Je serai vous colonel, je commencerai ma méditation. Rappelez-vous Teer! »



***




-«Rodney, je pense que vous exagérez. A part vous, je ne vois vraiment pas qui se laisserait prendre à un tel piège.
-Chut! On voit que vous n'avez jamais été à la chasse vous!
-Non, pourquoi, vous oui? A la chasse à l'orignal? »

McKay est sidéré par les propos du docteur Weir. A croire qu'en l'absence de Sheppard ou de Ronon, il faut impérativement que quelqu'un se dévoue pour le taquine.
-« Ecoutez Elisabeth, je suis persuadé que l'attaque devant la porte était une diversion. Maintenant avant de nous attaquer il leur faut faire des réserves.
-En armes, oui, pas en sandwich de dinde!
-Ho, cela suffit avec cette histoire de sandwich! Je croyais que vous ne vouliez plus en entendre parler?
-Oui, je... »

Il faut avouer que pour une fois le docteur McKay est dans le vrai et le docteur Weir, légèrement à côté des réalités. Rodney en vient même à se demander si tout cela n'est pas un cauchemar ou un rêve comique avec erreur de scénario.
-« Je suis navrée Rodney, mais je me sens étrangement impuissante. Les militaires s'autogérent comme ils peuvent et ma foi, je dois avouer qu'ils mettent parfaitement en pratique les dernières consignes du colonel Caldwell. Les médecins quand à eux, ont terminé de soigner les contaminés et attendent de pieds fermes qu'ont leur expédie les deux colis...quand à moi, je suis là et je vous regarde tendre un filet...
-De boeuf!
-Pardon?
-Tendre un filet de boeuf! Je plaisantais Elisabeth. Puisque vous vous comporter comme Sheppard, j'en fais autant. Chut...écoutez! »


Un léger vrombissement puis un cri, suivi aussitôt d'un autre. Aucun doute, le jumper est dans la salle de restauration. Elisabeth et McKay attendent de voir apparaître leurs amis en quête de victuailles, mais les choses tournent bien différemment. Surtout lorsque résonne dans le jumper et dans toute la salle le bruit d'une arme à feu puis d'une alarme, immédiatement suivit par la fermeture automatique des portes de la cité.



***




Le jumper a repris son avance lente, méthodique.
-«Je ne suis plus certain que cela soit une bonne idée.
-De quoi parles-tu?
-Si je l'accompagne aux portes de la mort dès maintenant, lui et moi ne pourront t'être utile au moment de l'assaut. Pourquoi dans ce cas m'avoir fait venir ici?
(Peut-être pour se débarrasser d'un concurrent.)
-Bien au contraire. Quand vous serez ascensionnés, tu pourras m'aider et détruire toute vie humaine qui ne me soit utile. (Et te tuer toi aussi!)
-Et si il meure. (Je mourrais soit en certain. Je ne m'élèverai pas en t'entraînant avec moi. Ma chute sera la tienne!)
-Alors tu prendras possession de qui tu veux. La cité regorge de vie et d'eau. (Et s'il prenait possession de ton corps, de ton hôte? Avoue que tu jubilerais d'en faire autant!)
-Oui, j'aurai le choix et pleins de nouvelles expériences à vivre. (Pas une fois que tu les auras toutes détruites.) Et après, une fois que la cité sera notre? (Sera sienne!)
-Alors nous serons de nouveau les maîtres de l'univers. Les humains seront nos esclaves. Je régnerai sur le monde réel et toi sur le plan des Anciens. Tu en feras tes propres esclaves.
-J'aimerai...
(Et ça se prétend égal de dieu! Mais quel naïf. Il sera maître sur Pégase mais toi tu ne seras rien. Crois-tu que les Anciens se soumettront? Et par quels miracles comptes-tu les asservir? Ha ça, il t'a bien eu. Tu vas agir sur notre plan d'existence car là sera ton pouvoir mais ailleurs, tu ne sera rien!)... Mais si je ne quitte pas Pégase?
-Alors nous partagerons ce pouvoir.
(Des miettes! Il ne te laissera que des mondes tout aussi caillouteux que celui des Anciens! Il va te berner!)
-Prouves-le et laisse moi envahir complètement ce corps. Si nous devons partager la galaxie, nous pouvons partager cet hôte.
-C'est hors de question!
-Pourquoi?
(Oui, bonne question ça, pourquoi?)
-... (Tu es fait comme un rat! Tu veux voir l'image? Un petit rat pris dans la souricière avec le fromage tendre et olfactif juste sous ses moustaches!).»

John et Evan titillent avec finesse l’animosité latente qui existe entre les deux entités.
Le désir pour celle de Sheppard de ne pas régresser et d'assouvir pleinement sa vengeance contre les Anciens. Hors de question de se retrouver de nouveau auprès de ces êtres qu'il méprise plus que tout, s'il ne peut en être le maître absolu. Hors de question également de quitter ce plan d'existence si le prochain ne lui apporte pas davantage d'emprise...ce qui tout d'un coup semble beaucoup moins évidant.
Quand à l'entité de Lorne, elle se vit comme unique détenteur du savoir et de la connaissance. Elle voit son homologue psychique comme une version altérée et inculte. Un ami que l'on exploite puis que l’on jette quand il n'est plus utile, ce qu'en définitive elle avait bien l'intention de faire. Mais maintenant, elle s'interroge. Le pourra-t-elle aussi facilement? Ses pouvoirs seront-ils toujours supérieurs à ceux de l'autre entité, une fois celle-ci ascensionnée. Quand elle avait vu en Lorne l'existence de cet autre entité, de ce passé qu'elle croyait disparu, elle avait cru y lire du pouvoir, l'occasion d'associer ses forces et de décupler son génie. Mais finalement elle avait pris le risque de le diviser., et maintenant elle allait en payer le prix. Mais ce ne serait pas sans entraîner avec elle le colonel Sheppard, le major Lorne et la cité toute entière.
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MessageSujet: Chapitre treize: Epuration   Mer 18 Juil - 1:27


Chapitre treize

Epuration



Dans la salle de restauration règne le plus grand chaos. Elisabeth Weir est figée tant pas la surprise que par l'indécision. Que faire? D'un côté la cité s'est mise en mode de défense...contre quoi, contre qui? D'un autre Sheppard et Lorne sont à portée de main, toujours invisible mais particulièrement perceptible.
Dans le jumper les deux hommes sont au corps à corps. Sheppard tient le colt qu'il a réussit à extraire des mains malhabiles de Lorne. Le coup de feu n'a fait qu'abimer la structure du petit vaisseau. Sheppard rejette l'arme qui l'encombre loin de lui. Si John maîtrise l'art de l'arme à feu, l'entité, elle, se sent plus à l'aise avec ses mains et ses pensées. Il en est de même pour celle qui sévit en Lorne.
Extérieurement le combat ressemble donc à une bataille de chiffonnier entre deux pucelles, griffures et coup de dents acérées. Intérieurement en revanche, la guerre fait rage, une lutte sans merci pour un orgueil irraisonné et aussi infini que l'égocentrisme des entités.


***



Elisabeth Weir sursaute lorsqu'un appel résonne dans sa radio. La chef se ressaisit rapidement. Un fugitif coup d'œil lui apprend que McKay continue à flairer la piste de Sheppard et Lorne, imperturbable.
-«Docteur Weir, nous avons un gros problème.
-Que se passe-t-il?
-Atlantis s'est hermétiquement fermée. Nous sommes cloisonnés et... Nous sommes prisonniers de la cité docteur Weir.
-Oui, ici aussi les portes sont closes.
-Il n'y a pas que cela docteur Weir. Le système de ventilation s'est arrêté et à la lecture des données qui défilent sur nos écrans il semblerait que la cité tente de dériver certains produits afin de nous asphyxier.
-Comme Phoebus?
-Précisément. Exactement le même mode opératoire, si je peux m'exprimer ainsi. Nous aurions besoin du docteur McKay pour empêcher cette catastrophe. »

Elisabeth se tourne vers Rodney qui ne semble pas particulièrement ému de la situation. Comme si l'urgence lui coulait dessus sans l'atteindre, il continue d'avancer à la recherche du jumper occulté. Seule sa lèvre supérieur discrètement retroussée marque sa satisfaction.
-« Pourquoi ne suis-je indispensable que pour sauver Atlantis? Et quoi d'autre encore? Ha oui! La terre, la galaxie et l'univers peut-être.
-Rodney, cessez donc ces enfantillages. Nous n'allons pas devoir nous justifier à chaque fois que l'on requière votre aide. Il faut sortir d'ici et rejoindre le centre de contrôle. »

Imperturbable, Rodney poursuit sa recherche. Quelques brides de sons étouffés parviennent jusqu'à lui, lui arrachant un grand sourire de satisfaction.
-«Ils sont là!
-Docteur McKay, dans l'immédiat, je pense qu'il y a plus important que le jumper.
-Non Elisabeth. C'est l'entité qui contrôle l'I.A. C'est elle qu'il faut neutraliser. On trouve la bête, on la neutralise et on récupère notre cité.
-Mais nous n'en aurons peut-être pas le temps. Il est peut-être déjà trop tard.
-Ne vous inquiétez pas pour cela et faites moi confiance.
-Mais Rodney...
-Elisabeth! »

Un regard de chien battu qui fait fondre la glace et la résistance du docteur Weir. Décidément quand McKay joue les Sheppard, il y arrive assez bien. Chut, ne surtout pas le dire à l'intéressé, cela ne ferait que l'enfoncer encore davantage dans sa déprime post-traumatique. Elisabeth en est là de ses pensées lorsque la main de Rodney vient butter contre la carcasse métallique du vaisseau. Le jumper étant statique, Rodney n'a aucun mal à en faire le tour et à faire disparaître sa main dans un interstice dont il y a fort a parier qu'en dehors du scientifique, personne n'en connaissait l'existence. Le sas arrière du jumper s'ouvre aussitôt, laissant apparaître un étonnant spectacle.


***



Ailleurs dans la cité un autre étrange spectacle se joue. Les Athosiens ont repris leur pittoresque rituel d'encens et de bougies colorées. Les couloirs étant fermés, aucun accès ne leur est ouvert sur l'infirmerie ou le restaurant mais cela ne les arrête pas. L'un d'eux, qui semble être le plus âgé, agite ses mains au-dessus d'une flamme rouge vive, dessinant dans l'air des arabesques de fumée. Une enfant d'à peine plus d'un mètre s'approche du vieil homme.
-« Grand-père? Pourquoi tu fais de la fumée? Maman, elle dit que y'a pas d'air.
-Ne t'inquiète pas petite, aucun air ne sera meilleur pour toi et la cité que celui qui transporte les traditions de nos ancêtres.
-Grand-père? Pourquoi je ne comprends jamais rien à ce que tu dis? »

L'homme cesse un instant de faire danser la fumée et pose son plus doux sourire sur la jeune demoiselle.
-« Attends encore un peu et la vérité t'apparaîtras. »
L'enfant s'éloigne du vieil homme qui reprend son rituel avec sérieux, mais ne résiste pas au rire en entendant au loin la voix aigüe de l'enfant.
-«Maman, pépé il parle comme un terrien, blablabla et blablabla. Dis, c'est contagieux? »


***



Blablabla et blablabla serait plutôt la spécialité de Rodney. Pourtant en cet instant, l'étonnement stupéfie la moindre parole. Elisabeth et Rodney regardent confus, le curieux tableau.
Les deux militaires seraient passés sous un rouleau compresseur qu'ils auraient meilleur allure. Ils sont comme enchevêtrés l'un dans l'autre, coincés dans un nœud humain. Aucun ne parle, aucun de bouge, tout juste peut-on deviner quelques mouvements respiratoires, irréguliers et à peine suffisants pour leur subsistance. Leur peau a une teinte sinistre, proche du marron cartonneux. Leurs yeux profondément cernés, sont entrouverts, laissant deviner un enfoncement orbitaire peu naturel. Si d'un premier abord on pourrait les croire morts ou comateux, la lumière qui lie leurs regards dément formellement cette impression.
Elisabeth rompt la première le silence.
-«Qu'est-ce qui les a mis dans cet état?
- Une déshydratation majeure. L'entité n'a pas pris soin des enveloppes dont elle a pris possession. Ce sera son ultime erreur.
-Rodney! C'est de John et Evan dont nous parlons!
-Non, Elisabeth. On parle d'ennemi. Mais il reste un espoir de sauver nos amis. Espérons là encore qu'il ne soit pas trop tard.
-Vous avez raison. Le temps presse, emportons les à l'infirmerie.
-Il faut d'abord rendre l'entité ou les entités inopérantes. »

Elisabeth s'approche de Sheppard et pose sa main sur son front. D'un geste brusque elle retire ses doigts et les regarde rougir.
-«Il est bouillant de fièvre. Je ne pense pas qu'il soit dangereux. Quand au major, il n'a pas l'air en meilleur état.
-C'est vrai mais l'entité continue d'interagir avec l'environnement. Il faut l'isoler.
-Comment? »

Rodney lève les yeux vers Elisabeth comme s'il cherchait à y puiser du courage.
-«Comme cela. »
Un tir paralysant atteint le colonel Sheppard de plein fouet, rompant l'extrême rigidité de son corps qui se fait tout mou avant de s'étaler sur le sol du jumper. En réaction immédiat, le major Lorne qui semblait tout autant amorphe, se redresse et se jette sur le docteur Weir. Une rage qui se libère sans raison apparente, juste la frénésie meurtrière d'une entité aux portes d'une fin qu'elle ne peut ni admettre ni même envisager.
McKay hésite à tirer. Une courte discussion entre lui et lui-même. Ho et puis... Rodney vise le grumeau Lorne/Weir et tire. La masse informe se délite et deux corps s'effondrent sur celui du colonel Sheppard.
Le silence est revenu dans la salle de restauration.
Pfuiiiiiiii, les portes de la cité se sont ré ouvertes, libérant le passage aux atlantes. McKay enclenche sa radio, appelant à la rescousse une équipe médicale et une escorte militaire, surtout une escorte militaire.


***


Dernière édition par le Jeu 19 Juil - 23:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Evan-escence   Mer 18 Juil - 1:27

***


Je suis vivante?
Avant d'ouvrir les yeux, Elisabeth porte son attention à tout ce qui l'entoure. Des bips, des clics, des respirations exagérément sonores et des murmures, des chuchotements lointains. Discrètement, elle ouvre un œil, espérant pouvoir examiner les lieux en toute tranquillité.
-« Carson?! Elisabeth s'est réveillée!! »
Raté pour la discrétion. Elisabeth ouvre franchement ses mirettes pour découvrir Rodney assis à ses côtés. Sa première impression est l'agacement. Encore et toujours Rodney dans les pattes. Vient immédiatement après un léger, très léger sentiment de culpabilité lorsque le docteur Weir réalise que le scientifique est en fait assis à son chevet, dans le bloc médical d'Atlantis. Ses traits s'adoucissent et Rodney lui adresse un sublime sourire. Puis les souvenirs refont surface et la chef d'Atlantis se remémore ses derniers instants. Qui était en possession d'une arme incapacitante? D'un coup ses traits se durcissent et la tête de McKay s'enfonce aussitôt dans ses épaules, telle une tortue, sous le poids d'une culpabilité soudaine.
-«Docteur Weir, je suis désolé mais...
-Pourquoi n'avons-nous pas été asphyxiés par les dérivations de l'entité?
-Parce que j'avais préalablement bloqué toutes modifications des circuits pouvant être dangereux, et tout particulièrement ceux nécessaire à notre oxygénation.
-Comment avez-vous su?
-Elémentaire docteur Weir. Les entités s'imprègnent de l'identité de leur hôte. Dès que le réseau informatique a été infecté, j'ai pris les devants et shinté tout ce qui étaient shintable. On apprend de ses erreurs passées. Inutile de laisser une telle arme aux mains de l'ennemi. Je me doutais bien qu'en lisant en John l'histoire de Phoebus et Thalan, l'entité ne résisterait pas à utiliser la même technique en cas de besoin.
-Pourquoi ne pas m'en avoir parlé? En reprenant connaissance j'ai eu la vision de tout Atlantis sombrant dans le néant. L'air m'a semblé suffocant et j'ai eu... »

Elisabeth reprend son souffle, traduisant l'effort que nécessite cette réflexion.
-«J'ai eu l'impression que l'ennemi était finalement arrivé à ses fins.
-Vous avez donc douté de moi? »

Le ton léger dément le reproche.
-«Je suis désolé Docteur Weir de vous avoir tiré dessus. Le major Lorne vous avait alpagué et je ne savais vraiment pas comment vous séparer autrement. Quand à votre sensation d'étouffement... Nos amis Athosiens ont recommencé leurs délires olfactifs. Pour l'instant Carson a réussit à limiter leur intrusion mais je crains que sous peu toute la cité ne soit plus qu'un vaste fumatorium.
-Mouai...passons. Comment vont nos amis?
-Carson commence à l'instant le traitement sur le major Lorne. »

Devant le regard étonné d'Elisabeth, McKay poursuit ses explications.
-«Il était impossible de leur faire subir un traitement de ce type sans les avoir requinqués. La déshydratation n'était pas leur seul problème. Maintenant d'après Carson, une simple hémodialyse serait insuffisante pour le major Lorne qui est beaucoup trop infecté. Il vient de commencer l'exsanguino-transfusion.
-Et le colonel?
-D'après ses bilans sanguins il y a très peu de trace de l'entité et de la substance inconnue détectée sur les autres. Il est en cours de dialyse. Toujours d'après le docteur Beckett, cela devrait suffire.
-Etrange.
-Pourquoi?
-Parce que le colonel Sheppard semblait tout autant atteint que le major Lorne.
-Peut-être son extrême faiblesse l'a-telle rendu plus sensible aux pouvoirs de l'entité.
-Peut-être. Sans doute. Espérons-le. »



***



La dernière chose dont il se souvient est l'étrange haine qui l'avait envahi à l'égard de John. Il n'ignorait pas que son origine était fausse et pourtant elle l'avait imbibé avec aisance. John et lui savaient pertinemment que la fin serait ainsi. Ils l'avaient prévu et avaient même intrigué ensemble pour en arriver là. Mais jamais Evan n'aurait imaginé qu'une telle fureur destructrice s'emparerait de lui.

Au départ ils s'étaient jettés l'un sur l'autre, puis très vite leur corps leurs avaient fait faux bonds, ne pouvant plus suivre. Physiquement ils avaient jeté l'éponge. Mais c'était sans compter avec leurs vilains parasites qui avaient pris la relève, projetant dans l'autre les pires tortures imaginables pour un être maléfique. Evan ne se souvenait pas vraiment des images qui avaient peuplé son esprit mais il se souvenait parfaitement bien des sensations qu'il avait éprouvé. La honte se mêlait au dégout, à la haine, à la peur, à tout ce qui fait la partie sombre de notre être.
Evan sourit.
Il se souvient avoir réussit à échapper aux entités. Cela n'avait pas duré longtemps. Enfin, la notion de temps est toute relative, mais cela lui avait semblé être une véritable source de survie.
A cet instant où il lui semblait sombrer dans le néant, il avait eu l'impression de toucher à la noirceur la plus totale de son âme. En cet instant il avait aussi été touché par une voix lointaine mais enivrante, celle de John, comme un rire, projetant l'image d'un nain ridicule, aux oreilles pointues et à la peau verdâtre. Un nain au faciès déformé d'un Mckay face à une appétissante brochette de poulet malencontreusement parfumée d'agrumes. A la honte et la peur, s'était mêlé un étrange moment onirique où le nain avait pointé son doigt difforme vers Evan avant de l'invectiver.
-Tu choisis le côté noir de la force. Ne la laisse pas s'emparer de toi!
D'un coup tout avait pris une autre dimension et Evan avait réussit à se sauver dans un monde imaginaire totalement incompréhensible pour l'entité. Un monde peuplé de souvenirs enfantins, de robots et de princesse à sauver. Par moment il se sentait touché par des mots, par des sons, mais cela ne le brisait pas, plus maintenant!
Le combat avait donc continué, lointain.
Evan espérait qu'il en avait été de même pour John, mais au fond de lui il savait que l'entité de Sheppard avait une emprise plus importante sur le psychisme de son ami.
Tout en revenant au présent, Evan songe à ces expériences passées. Son sourire se brise et Evan se demande un instant s'il est encore dans son refuge d'irréalité ou dans un présent incertain. Seule la confrontation pouvant lui apporter la réponse, Evan ouvre les yeux.


***



-«Docteur Beckett! Il revient à lui. »
Carson s'approche du major Lorne et pose délicatement une main réconfortante sur son bras. Evan ne peut bouger. Il est sanglé aux poignets et aux chevilles, prisonnier de son lit d'hôpital.
Le major cherche a parler mais ses lèvres refusent de lui obéir. Une douleur faible mais lancinante dans sa gorge et le goût, encore et toujours du sang. Evan ferme les yeux et crispe ses poings de rage. Une sensation douce et chaude se colle sur son visage. Il rouvre les yeux sur le regard du docteur Saint Bernard, larmoyant, compatissant et attendrissant.
-«Ce n'est rien Evan, juste une crevasse qui s'est ré ouverte. Ne cherchez pas à parler, laissez tout cela cicatriser doucement. Tout va bien, vous êtes à l'infirmerie. C'est fini. »
Un signe de tête comme un démenti. Rien ne semble pouvoir jamais finir. Carson désigne du doigt une poche emplie de sang ainsi qu'un étrange contenaire, pas bien gros, où semble s'agiter une gélatine de couleur orangée.
-«Nous vous donnons un sang tout beau tout neuf. Quand à votre propre sang, il est filtré afin de récupérer toute substance étrangère. L'entité qui s'est emparé de vous est de nature minérale, particulièrement ferrique. Il n'est pas trop compliqué de l'éloigner de vos cellules, mais dans l'état de parasitose où vous étiez, il est impossible de s'assurer 100% de pureté. C'est pourquoi nous pratiquons une exsanguino-transfusion. C'est l'unique moyen d'être certain du résultat. Quand à ce que nous extrayons de votre sang...Le gel, là, est de nature inconnue et participe à l'envahissement mais nous avons réussit à le canaliser. Ce fut laborieux mais bon, peut-être en apprendrons nous davantage après études des spécimens.
-...
-Non, chut, surtout pas d'effort et pas de parole. Reposez-vous.
-Le col...
-Le colonel va bien. Il y a peu de matière étrangère dans son sang, nous en viendrons donc rapidement à bout. Une simple dialyse sera suffisante. De toute façon nous n'avons pas les moyens d'assurer deux exsanguino-transfusions. Dormez maintenant major. »

Evan ne se fait pas prier. Pour la première fois depuis bien longtemps il ferme les yeux rassuré sur le sort de ses amis.
Une erreur évidement, mais qui l'en blâmerait?


***



Evidement cela ne pouvait pas être aussi simple.
Cela faisait deux jours que le traitement du major Lorne était achevé et tout semblait rentrer dans l'ordre. Il était même difficile d'imaginer qu'une entité ait pris possession aussi facilement d'une partie des hommes d'Atlantis. Evan était convalescent, dormant quasiment en permanence. Un repos salutaire selon le docteur Beckett qui lui refusait obstinément toutes visites, même d'Elisabeth.
Tout serait presque parfait mais certains éléments perturbaient encore l'idyllique épilogue. Tout d'abord, le docteur McKay, qui ramait sur son réseau informatique, n'arrivant pas à purger le système des embruns de l'I.A.
-«Toujours ce satané mot de passe! »
Ensuite le Daedale, dont plus personne n'avait entendu parler depuis sa disparition dans la fenêtre d'hypernavigation. Tant que les communications avec le monde extérieur étaient interrompues, Elisabeth se raccrochait à l'idée que le vaisseau était en parfait état dans la Voix Lactée ou un ailleurs tout aussi confortable.
Et enfin, le colonel Sheppard, encore et toujours, grain de folie dans des rouages un peu grippés. Le traitement du colonel avait été un échec, du moins partiellement. Plus aucune trace d'une quelconque entité minérale. Pourtant le colonel était toujours aux abonnés absents. D'un mot gribouillé sur une feuille de papier, le major Lorne avait fait comprendre la nature du parasite. Encore cette vilaine bête qui avait empoisonné leur existence quelques mois plus tôt. Décidément, les ennemis du colonel Sheppard étaient tout aussi fidèles que ses amis.
Impossible de savoir quels étaient les dommages tant que l'homme n'avait pas repris connaissance et cela pouvait durer jusqu'à perpette aux dires de McKay. Le docteur Carson Beckett, lui, était plus rassurant, prouvant, électroencéphalogramme à l'appui, que le colonel n'était pas encore un légume en hibernation.

Elisabeth s'approche lentement du lit devenue depuis plusieurs semaines la résidence secondaire du colonel. Tout juste le temps de changer les draps et l'y voilà réinstallé!
-«Qu'allons nous faire? »
Pendant un moment, Elisabeth avait eu envie d'aller chercher du secours auprès de Gaslin. Le loup s'aurait peut-être accéder à des endroits que l'humain ne pouvait atteindre. Mais si l'idée avait une petite touche réconfortante elle était aussi inutile qu'illusoire...du moins tant que la porte des étoiles restait hors d'usage.
Derrière la porte, celle de l'infirmerie cette fois, le vieil Athosien s'agite et fait des signes à Elisabeth. Elle le regarde puis se lève dans sa direction, prête à faire jouer ses talents de diplomate. Elle accueille le vieil homme d'un sourire sincère.
-«Je sais que vous voulez nous aider mais la fumée a déjà envahi quasiment toute la cité. Il serait raisonnable de laisser un air sain au moins dans l'infirmerie.
-Bien au contraire docteur Weir. Nous vous offrons une purification de l'âme par cet encens.
-Je n'en doute pas un instant mais s'il vous plait, allez purifier toute la cité si cela vous chante mais pas cette aile.
-Entendu docteur Weir. »

L'homme repart dépité, agitant sa coupe fumante comme un sorcier d'un autre temps. Après quelques minutes d'inaction, Elisabeth entreprend d'en faire autant, laissant le colonel aux bons soins des machines médicales.


***



Le docteur Beckett est plongé dans ses notes. Qu'a-t-il oublié? Qu'est-ce qui n'a pas marché? L'état stationnaire du colonel le perturbe et rien n'arrive à l'extirper de ses pensées. Rien?
Bip! Biiip!
Une alarme sonore se déclenche, aussitôt couplée à un voyant lumineux.
-«Cela provient de la chambre du colonel Sheppard! »
L'infirmière qui s'affole est une jeune recrue embauchée pour pallier au manque cruel d'effectif en bonne santé depuis le passage de l'entité. Carson plus habitué aux alarmes et aux étranges interactions entre elles et Sheppard ne s'inquiète pas outre mesure. Pourtant plus il s'approche de la chambre plus l'inquiétude augmente. En réalité, il n'y a pas que son stress qui s'épaissit...l'air ambiant également. Finalement l'Athosien a réussit à pénétrer le saint lieu devenu aussi irrespirable qu'un hammam en plein cagnard.
Une voix étouffée, une quinte de toux...sans doute l'Athosien, puis une main qui s'agite pour se frayer un chemin dans la nébuleuse olfactive.
-«Je peux savoir ce qui se passe ici? »
La voix de John, enrouée tel un vieux tabagique. Carson plonge dans le nuage avec entrain et enlace son patient sans retenue. Ce dernier le repousse légèrement pour mieux se fondre dans son regard.
-«Je croyais sortir d'un endroit vaporeux et cauchemardesque et je découvre une cité dans les nuages. J'ai eu un peu peur mais votre visage est plutôt rassurant docteur Beckett. »
Le médecin hilare, ne peut résister à la boutade.
-«Heureusement que vous n'êtes pas tombé sur Rodney!
-Effectivement, je crois que je me serais ré-enfoncé au plus profond de mon lit...
»
John regarde autour de lui.
-«Si tant est que je le retrouve! Qu'est-ce que c'est que cette fumée Carson?
-Un rite ancien de nos amis Athosiens et sans doute le remède miracle à votre état de torpeur. Maintenant je me sens un peu euphorique. Il doit y avoir de puissants psychotropes dans ces émanations. Il serait sans doute préférable de ne pas rester ici plus longtemps. Heu, John?
-Oui?
-Vous savez où se trouve la sortie?
-Par ici je suppose. Attendez, je crois distinguez une port... Aoutch! »
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MessageSujet: Re: Evan-escence   Lun 30 Juil - 15:31

Epilogue


Une table, une atmosphère chargée et des deux tasses d'où émane une voluptueuse fumée. Parfum autrement plus agréable que l’épice Athosienne qui embaume encore la cité Atlante. Il aura fallu pas moins de trois jours pour obtenir un semblant de pureté pour l’air saturé des couloirs d'Atlantis.
Les deux mains jointent comme une prière autour de sa tasse encore chaude, Evan parrait songeur. Sans un mot, mais avec un plaisir non feint, il porte le noir nectar à ses lèvres. Chaque petit moment de délice se savoure quand la mort vous a côtoyé de si prêt et a fait de vous, à votre corps défendant, son meilleur et pire allié.
-« Lorsque nous étions dans la grotte, je n’aurai jamais imaginé un épilogue heureux à notre histoire. Ce fut finalement relativement facile. Si cela n'avait pas été aussi douloureux, je dirai presque que cela a été trop simple. »
Face à Evan, le colonel Sheppard est tout aussi absorbé par son café que par ses pensées. Tout deux semblent étrangement en symbiose, mais dans un univers qui échappe aux communs des mortels. John repose la tasse qu'il vient de vider d'une traite.
-« Pour ma part, je pense que les entités avaient surestimé leurs pouvoirs. Le temps, mais surtout le déclin d’une dévotion apparemment sans faille des adeptes, a terminé d’émousser leurs forces déjà vacillantes. Parfois je me dis que cela faisait peut-être partie d’un plan à long terme manigancé par les Anciens. On ne le saura jamais mais je me demande si en s’éloignant, puis en détruisant leur planète-prison terraformée par les Anciens, l’entité n’a pas enclenché un processus d’annihilation, comme une sécurité à long terme. »
John est morose et de mauvaise humeur, voire de mauvaise foi, lorsqu'il aborde les technologies Lantiennes. A sa décharge, il a été dernièrement confronté à des expériences oubliées dont il ne garde pas un souvenir particulièrement heureux!
-« Je trouve que les Anciens étaient spécialistes de ce genre de chose. Ne pas intervenir, même des millénaires après leur disparition. Prêcher de bonnes paroles mais agir tout autrement. En l’occurrence, il y a ingérence dans la prospérité de l’espèce…
-Et cela nous arrange bien. Quoiqu’ils auraient pu les détruire plus tôt.
-Ils espéraient sans doute qu’ils s’autodétruisent. Cela a d’ailleurs faillit être le cas. Enfin, avec les Anciens, plus on en apprend et moins on comprend. En tout cas les Athosiens, grâce au savoir transmit de générations en générations, ont su me débarrasser définitivement, du moins je l’espère, de ma sale bestiole!
-Je ne vois toujours pas comment cela fonctionne. Vu de l’extérieur, cela a l’air si simple. Mais à chaque angle de couloir, à chaque alarme, je m’attends à croiser quelqu'un de possédé. Un second effet Kisscool en d'autre terme.
-En fait, Carson a raison, la fumée propage un puisant psychotrope qui plonge un consommateur abusif dans une sorte de transe onirique.
-Je vois un peu de quoi il s’agit. Sur le caillou, le prête nous avait mis dans un état de délire psychotique terrible. Une transe hallucinatoire à la fois angoissante et enivrante. Ce n'est pas un souvenir que je prends plaisir à évoquer. C’était avant qu’il ne tue Mitch, puis que je ne tue...
-Nous savons tout deux par quoi nous sommes passés. »

Les deux militaires se regardent avec intensité. Jamais l'expression « bruns ténébreux » n'aura été aussi proche de la réalité. Pourquoi faut-il toujours que l'enfantement d'une amitié se fasse dans la douleur?



***




McKay entre au pas de course dans la grande salle du réfectoire. Le brouhaha habituel cesse dès son entrée. Un regard circulaire, une pensée fugitive…mais pourquoi diable ce silence soudain ? Sont-ils donc toujours en train de médire de lui ?
De fait lorsque la scientifique est de si mauvaise humeur, chacun craint d’être « la proie » de son prochain courroux. Dès que l’œil acerbe de Rodney se pose sur le major Lorne et le colonel Sheppard, le joyeux brouhaha reprend, avec d’autant plus d’entrain que les hommes se sentent sauvé d'un péril Rodnesque.
-« Major ?
-B’jour Rodney. Je ne vous avais pas vu depuis l’heureux dénouement de cette affaire.
-Evidement que vous ne m’avez pas vu ! Je passe tout mon temps à essayer de réparer ce que vous avez endommagé. »

Les mots se bousculent hors de sa bouche avec énergie, accompagnés de gouttelettes de salive. Plus Rodney s’énerve et plus son élocution devient enfantine, voire babillesque et incompréhensible. Sheppard ne peut s’empêcher d’interrompre la diarrhée verbale du scientifique. Une fois de plus les émotions prennent le dessus sur l’homme de science.
-« Calmez-vous Rodney, vous aussi vous nous avez manqué. Allez, cool, je suis certain que vous viendrez rapidement à bout de ce méchant virus qui vous tracasse tant.
-Evidement, je n'en ai jamais douté! J’ai d'ailleurs récupéré la plupart des fonctions du réseau. Sous quelques minutes la porte sera de nouveau active et Teyla et Ronon pourront enfin rentrer au bercail et commenter tout cela. Je vois d’ici Teyla insister sur la connaissance intuitive de ses ancêtres et Ronon assurer qu’il aurait botté les fesses des entités sans aucune difficulté !
-Voyons Rodney, vous parlez de nos fesses là!»

McKay ne réagit pas à la boutade d'Evan. Il voûte ses épaules, traduisant la fatigue de ses derniers jours, et laisse échapper (accidentellement?) ce qui le perturbe vraiment.
-« C’est quand même la pagaille là-dedans. Il me faudra des siècles pour tout remettre en état...sauf si je trouve ce fichu code.
-C'est peut-être la date de naissance de l'entité?
-Ou le prénom de sa belle-mère! »

Evan et John taquinent gentiment le docteur McKay. Un sport local très prisé sur Atlantis, mais surtout un moyen de fuir un présent encore douloureux et un terrible constat.
Pour Lorne, la mort de Mégane est encore une plaie à vif. Pour Sheppard en revanche, l’introspection a eu du bon, le sortir de son état léthargique dépressif. Le colonel se sent un autre homme, plus léger depuis qu’il a revécu et affronté son passé.
Que peut-on y faire finalement ? Le passé est le passé et rien ne sert de l’ignorer et de l’éloigner. Il ne doit pas être omniprésent pour autant. Il fait partie de nous comme le bien, le mal et tout autre élément qui fait ce que nous sommes.
Sheppard se sent maintenant prêt à affronter l’avenir et souhaite aider le major Lorne à en faire autant.

Passé, avenir...en attendant, le présent se nomme Rodney et celui-ci vire au rouge cramoisi.
-«Major bon sang, faites un effort de mémoire ! Quel est le mot de passe choisi par l’entité ? »
Le major Lorne reprend son sérieux et se concentre sur ce qu'il voudrait tant oublier. Ce n'est qu'en voyant le teint d'Evan changer et ses traits se durcirent que Rodney comprend à quel point cet effort est douloureux. Au fond de lui, le scientifique aimerait partager un peu de cette souffrance et soulager ses amis. Il aimerait surtout pouvoir leur dire combien il tient à eux mais...
-«Alors, vous trouvez, major Lorne?! »
...mais Rodney se sent pataud dans le rôle du gentil et de fait il l'est vraiment. Il se mord la lèvre inférieure en terminant sa dernière phrase. Evan se redresse et le fixe intensément.
-« …C’est moi qui ai choisi et tapé le code. Je l’ai justement sélectionné pour qu’il vous soit difficile à trouver. Je ne sais plus. Un mot simple mais pas dans votre vocabulaire…attendez… »
John et Evan s’échangent un regard complice. Tout deux ont une illumination et leur regard s’animent et pétillent comme celui d’enfants ayant fait une bonne blague. Ce qui n’est pas loin du compte finalement.
-« Evan ? Ce n’est quand même pas ?
-Si John! Je l’avais totalement occulté mais en voyant Rodney bouffi et cramoisi, j’ai eu comme un flash. »

Le fou rire qui suit est violement interrompu par un Rodney plus agacé que jamais. Décidément ces hommes ont une faculté extraordinaire à passer d'un sentiment extrême à un autre!
-« Ne vous dérangez pas pour moi mais j’apprécierai un peu plus d’enthousiasme pour aider à débloquer la situation que pour vous rayer de moi.
-Désolé Rodney mais je vous jure que j’avais totalement oublié que le mot de passe était… »




***



Elisabeth Weir est soulagée. Un magnifique vortex bleu illumine toute la salle d’embarquement. Les communications avec le monde extérieur vont pouvoir reprendre et tout va rentrer dans l’ordre. Il reste évidement quelques désagréments mais rien dont Rodney ne puisse venir à bout, même si en l’occurrence il semble confronté à un exercice de style particulièrement récalcitrant.
-« Tiens quand on parle du loup ! »
McKay est entré dans la salle de contrôle avec une allure qui relève davantage du bélier que du loup. Aux mots d’Elisabeth, il redresse la tête et constate que la belle est seule sur le balcon surplombant la porte. Pas de subalterne hilare, pas de Ronon sarcastique ou pire...pas de Teyla compatissante.
-« Vous parliez de moi ? A qui ?
-A moi-même. Je me disais que vous ne tarderiez pas à trouver la solution au problème qui nous tracasse.
-Moui, et plus vite que vous ne le pensez. »

McKay s’approche de la console de contrôle de l’ordinateur principal d’Atlantis et pianote avec agilité et dextérité. A la mélodie des touches succède un petit bip suivit aussitôt par une alarme.
Action / Réaction
Toutes les lumières d’Atlantis s’illuminent et les écrans holographiques qui avaient disparus réapparaissent comme par enchantement. Tout le personnel présent dans le hall se lève et applaudit le scientifique.
-« Bravo McKay ! »
Elisabeth pose une main sur Rodney et le congratule. Etrangement celui-ci ne profite pas de l’ovation et entame un demi-tour, la tête entrée dans les épaules.
-« C’est super, Rodney. Quel était le mot de passe ?
-Cela est sans importance. Bon, je vous laisse il me reste beaucoup de réseaux à contrôler maintenant. »




***




Toute la cité rayonne du triomphe de McKay. A l'infirmerie, Carson et ses collègues se congratulent mutuellement, heureux de retrouver le plein usage du matériel Atlante, scanner en tête.
Ce tableau d'euphorie se retrouve un peu partout dans la ville-vaisseau. Deux hommes cependant ne partagent pas totalement cette joie. Ils discutent calmement autour de leur tasse fumante. Heureux d'avoir aidé Rodney, heureux d'avoir pu effacer une partie des dégâts commis...mais une partie seulement. Leurs expressions changeantes passent volontiers du sinistre visage au plus rayonnant, variation futuriste de la commedia dell'arte. La vie a repris son cours tant bien que mal, essayant de chasser au loin le trouble laissé par l'entité. Ainsi va le monde et Atlantis.



***




La tête voûtée et le pas rapide permettent un diagnostique immédiat. Malgré son triomphe, le docteur Rodney McKay est dans un mauvais jour. Il arpente les couloirs d'Atlantis en maugréant comme un chartier. Dire qu'un simple mot de six lettres suffit à le mettre dans un tel état.
C'est presque machinalement que McKay se retrouve face à la porte du réfectoire. Surprit mais pas tant que cela finalement, Rodney prend une grande inspiration puis pénètre dans l'antre avec un grand sourire. Il avance avec entrain, bien décidé à profiter de la nouvelle vie qui s'offre à eux.
-« Merci Major Lorne pour le code, tout va rentrer en l'ordre. »
Rodney prend une chaise et s'installe entre les deux hommes qui l’accueillent avec plaisir.
-«Que diriez-vous d'une partie d'éch...de poker? »



***




L'activité bat son plein comme aux plus beaux jours de la cité. Les hologrammes sont emplis d'une vie artificielle qui traduit le retour à la normale. Elisabeth est satisfaite d'un tel dénouement. Reste cependant pas mal d'interrogations, sur les entités d'abord.
McKay était surexcité en voyant l'énergie qui se dégageait du conteneur emprisonnant l'entité minérale.
-On pourrait en faire une source d'énergie potentiellement aussi importante qu'un EPPZ, avait-il dit rayonnant!
-On pourrait utiliser cette énergie maléfique pour anéantir une galaxie, avait aussitôt répliqué Elisabeth, coupant court à toutes expérimentations. L'entité sera envoyée en un lieu protégé dont le docteur Weir ignorera les coordonnées, peut-être la zone 51? Malheureusement, elle n'ignore pas qu'on ne peut jamais faire aveuglément confiance aux militaires et aux politiciens. Il est donc fort probable que l'entité, loin d'être éradiquée, soit malgré tout source d'expérimentation. Enfin...tant que ce n'est pas Rodney qui prend des risques à faire joujou avec le vampire de Pégase, cela lui va!
Reste évidement l'entité psychique. A-t-elle vraiment disparue sous les effluves Athosiennes? D'après le colonel Sheppard, le bad trip onirique qu'il a partagé avec la bête était suffisamment terrible pour amenuiser ses forces et permettre au militaire de prendre le dessus. Certes, mais est-ce que cela signe sa complète disparition? Sans doute l'avenir le dira. Pourvu que cela soit le plus tard possible!
Le dernier questionnement concerne le Deadale. Qu'est-il devenu?

Elisabeth en est là de ses interrogations quand son regard tombe accidentellement sur l'ordinateur du docteur McKay. Quelques lettres bleues clignotent.
Six lettres.
Elisabeth s'approche, frôlant la souris et faisant par là même disparaître toutes informations de l'écran. Un économiseur s'installe. Une arabesque de chiffres et d'équations mathématiques...un trip à la Rodney McKay.
Elisabeth reste portant devant l'écran d'où vient de disparaître le mot de la fin.
Fin? Non...







C.I.T.R.O.N.



FIN



Si vous voulez savoir ce qu'il est advenu du Daedale, rendez-vous sur Supernovak! chut
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MessageSujet: Re: Evan-escence   Dim 19 Aoû - 12:39

J'avais encore pas mal de retard dans la lecture !
Ne vas tu pas laisser ce pauvre Rodney tranquille avec les citrons ? Le pauvre ^^
Une très bonne fin, qui préfigure de biens belles fics avec Sheppard et Lorne ^^
Quel talent !

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MessageSujet: Re: Evan-escence   Sam 6 Oct - 15:23

Désolé pour ma longue absence. cette fin est génial et la petite touche d'humour avec le citron vraiment grandiose. cette histoire est très prenante et je l'ai adoré!!!
encore félicitation à l'artiste!
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MessageSujet: Re: Evan-escence   Sam 6 Oct - 15:36

Pas trop tout de même elle va prendre le melon après inv

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